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Actuellement, le gorille représente une des espèces les plus menacées de la planète. En raison d’un braconnage intensif et d’une fragmentation de leurs zones d’habitat, les gorilles sont de plus en plus vulnérables face aux nombreuses intrusions de l’homme dans leur environnement. Cependant, certains pays d’Afrique tentent de participer à la préservation de cette espèce, c’est notamment le cas de la République Démocratique du Congo et plus particulièrement de Madame Hamida Chatur Kamerhe, par l’intermédiaire de son association FCOS qui lutte en faveur de l’environnement et des animaux sauvages.

Le braconnage, la première cause de mortalité des gorilles

La région de la forêt Bassin du Congo est la région du monde où vivent la grande majorité des gorilles. Situé à cheval entre le Cameroun, la Guinée équatoriale, le Gabon, la République centrafricaine, la République du Congo et la République Démocratique du Congo, cette immense forêt représente la deuxième plus vaste forêt au monde, après l’Amazonie. C’est précisément dans cette zone que le braconnage des gorilles perdure. Malgré le fait qu’une majorité des pays du Bassin du Congo interdisent la chasse du gorille, cette pratique est malheureusement toujours très présente. Les braconniers tuent les gorilles, principalement pour leur viande, pour leurs soi-disant « vertus » médicinales ou encore pour servir d’animal de compagnie dans des pays d’Asie. Par ailleurs, certaines parties du corps des gorilles sont empaillées puis commercialisées, considérées comme étant des trophées ou des accessoires chassant le mauvais sort.

Le faible taux de reproduction ne favorise pas la préservation de l’espèce

En plus de subir un braconnage intensif, les gorilles sont reconnus comme étant une espèce qui se reproduit peu ou lentement. En effet, les gorilles présentent un faible taux de reproduction. Ce phénomène peut s’expliquer pour plusieurs raisons. D’une part, les gorilles présentent une période de gestation relativement longue, d’environ 8 mois et demi, ce qui ne permet pas une reproduction rapide de l’espèce. D’autre part, la mortalité infantile chez les gorilles est très élevée, et si les bébés survivent, ils nécessitent des soins et une attention maternelle sur le long terme, ce qui n’encourage pas les femelles à accueillir un deuxième petit.

Des actions et des chiffres encourageants en RDC

Face à ce constat dramatique, le gouvernement de RDC a décidé de s’investir fortement dans la préservation de cette espèce. Tout d’abord, de nombreuses personnes travaillant dans les différents parcs nationaux du pays contribuent au bien-être et à la préservation des gorilles présents sur le territoire. Par ailleurs, des caméras ultra-camouflées ont été dissimulées dans les zones protégées afin de mieux identifier les braconniers pour ensuite diffuser leur photo aux populations locales. Une politique de sensibilisation des populations a également été menée. En outre, les résultats sur les dix dernières années sont encourageants. En effet, la population des gorilles des montagnes en RDC semblerait s’être multiplié par quatre grâce aux nombreux efforts réalisés.